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disponibles sur demande: La Seigneurie de Jarnieux par Paul de Varax, La monographie sur Jarnioux par Henri Genevrier, La Prébende de J...

25 janvier 2013

la cabane "SNCF"

la cabane sur son ancien emplacement, dans un verger en pente à l'ombre d'un noyer

La municipalité de Jarnioux a acquis un ancien verger , en Graveton, le 11 mai 2006. Mr Croze , le vendeur, avait installé la cabane  sur ce terrain pour ranger son matériel de jardinage et d'entretien de quelques ruches. Le conseil municipal du  1er octobre 2012 a autorisé le déplacement de ladite cabane en vue de sa rénovation. Elle a été placé dans le jardin de l'ancienne usine Favrot à proximité de la Mairie.
La cabane mesure 206 cm de côté, elle est en sapin et a souffert  de l'eau et des rongeurs. 
Des bénévoles se sont mobilisés pour aider à sa rénovation: Paolo Barbon prend la direction du chantier bois et métal, il sera aidé par Serge Prisset. Pour la partie peinture les membres de L'AOC se retrousseront les manches quand la météo sera plus clémente et la structure de la cabane réparée.
Une réunion le 12 janvier 2013 a permis de faire le point sur les travaux à entreprendre et définir les rôles des uns et des autres.

la cabane a été déplacée par Bruno Gouttenoire sur un terrain communal plat et proche de la mairie

Paolo a commencé à s'occuper de la porte: il a remis la serrure en état de fonctionnement et fabriqué deux clés adaptées, pour ce faire il a enlevé la plaque d'aluminium qui recouvrait la totalité de la face interne de la porte et a ainsi mis à jour une croisée qu'il faudra vitrer. 

 la croisée

Cela à mis aussi en évidence le mauvais état du bas de cette porte ainsi que le montant au niveau de la serrure. Il va renforcer ces zones avec des équerres métalliques:


le bas de la porte avec son renfort positionné



La structure de la cabane a besoin d'être renforcée: des équerres ont déjà été ouvragées pour cette consolidation.



les équerres existantes seront remplacées

14 janvier 2013

Le lavoir et ses inscriptions




Vous qui, devant le lavoir, passez sans me voir, je suis cette inscription
à peine lisible sur les poutres de ce vénérable bâtiment.
Le temps passe et m'efface comme bien d'autres témoins d'un  temps révolu.
Mes lettres disparaissent une à une.
Pourtant depuis plus de cent ans je rends hommage aux hommes qui ont oeuvrés
pour que cet édifice existe tant pour le bien-être des lavandières
que pour son élégance classique.
Vous seriez bien en peine de me comprendre dans l'état où je me trouve,
je vais donc vous souffler  les mots qui me composent
afin que dans d'autres mémoires je continue de vivre:

au couchant : Mr GUINON MAIRE ET Mr YVERNAY ADJOINT

et au levant : FAIT PAR GAY EN 1872

Elizabeth Champelovier                




























6 janvier 2013

la bascule






L'HISTOIRE DE LA BASCULE DE JARNIOUX
24 novembre 1912 – 29 mai 1968 
 56 ans de bons et loyaux services

La naissance
Lors de la séance du 7 juillet 1912, Le conseil municipal de Jarnioux, réuni sous la présidence de Monsieur BIOLAY, constate la nécessité de l'installation d'une bascule publique « pour faciliter les commerçants de la localité , »
Décision est donc prise de l'achat d'un terrain nécessaire à l'emplacement de ce pont bascule, sur la propriété de Monsieur Benoît YVERNAY, viticulteur. Ce terrain de 32 mètres carrés est situé en bordure du chemin de grande communication numéro 19.
Pour cet achat, la commune va payer,,, 100 francs, somme à laquelle il faudra ajouter 50 francs d'indemnité pour « l'abattage de deux arbres superbes... et la dépréciation du jeu de boules » et 115 francs pour la réfection de la clôture, doit un total de 275 francs. Des travaux annexes sont prévus, en particulier un canal destiné à prendre les eaux de la route, au-dessus de la bascule, pour les conduire à la rivière.



La bascule 
Maintenant, il faut installer le pont bascule. Un devis est demandé à l'entreprise A. Cheine. Elle s'engage à fournie un pont-Bascule sur maçonnerie d'une force de 10000 kg. Appareil à colonne centrale...Il n'est pas prévu de local adjoint comme pour d'autres ponts-Bascules.
L'appareil indicateur sera protégé par un caisson en tôle. Le tout pour un prix de 1825 francs (1100 francs pour le pont bascule, 100 francs pour le caisson et 625 francs de maçonnerie.

Cahier des charges et adjudication
Voilà, le pont-bascule est installé... Il va falloir le faire vivre et l'utiliser correctement.

Un cahier des charges est présenté.
La charge est mise en adjudication. :la ferme sera de trois années, l'adjudicataire est chargé de l'entretien de la bascule (les réparations restant à la charge de la commune) , si les réparations entraîne un chômage de moins de 15 jours, l'adjudicataire ne pourra demander aucune indemnité. Au-delà de ce délai, il recevra une indemnité de 50 centimes par( jour de retard, l'adjudicataire aura la possibilité de sous-louer le pont-bascule, avec l'autorisation du maire, tout en restant responsable du pont-bascule, chaque pesée sera facturée uniformément 50 centimes, y compris la tare, sans distinction de « plus ou moins de poids, ni de forme ou espèces... », l'adjudicataire est tenu responsable de tous frais et dégâts occasionnés par sa faute
L'adjudicataire sera rétribué sur la base de 50 % du rendement annuel.
L'adjudication se fait à la bougie au plus offrant le 24 novembre 1912 (approuvé le 10 janvier 1913). C'est Monsieur Antoine UGEL qui sera le premier adjudicataire.

La vie continue
Mais nous sommes en 1913 et la guerre arrive avec son cortège de troubles.. La première « ferme » s'est terminée le premier janvier 1916 et, du fait de la guerre, elle n'a pas pu être renouvelée. Une délibération du conseil de 1920 constate que le rendement de la bascule ne nécessite pas une nouvelle adjudication et prévoit donc un « traité de gré à gré »entre la marie et Monsieur Julien GAY, traité qui sera mis en forme et signé le 1er mars 1920, La gérance prend effet le 3 mars pour une durée de trois ans.

                                           les conscrits de 1957,à droite la bascule 

Le temps passe...
On reparle de la bascule en 1926. Une délibération du conseil municipal constate que les frais engagés pour son entretien et réparation semblent exagérés (23 janvier 1926)
Par la suite, les commerçants qui veulent utiliser la bascule s'adressent à l'épicerie Berthelon qui se trouvait à proximité. De nombreuses années plus tard, le conseil se penche encore sur la bascule :

De nombreuses années plus tard, le conseil se penche encore sur la bascule ;
  • 12 mars 1963 : le plateau est en mauvais état. Un menuisier sera consulté...
  • 26 octobre 1963 : le tablier est en mauvais état. Un devis est demandé au menuisier Vermorel.
  • 12 mars 1964 : Des travaux sont prévus et le contrôleur des poids et mesures est avisé
  • 29 mars 1967 : les vérifications ne peuvent être faites. Le conseil se pose la question de la possible suppression de la bascule.
  • 7 novembre 1967 : demande de suppression
  • 18 mars 1968 : une dernière réparation est demandé. On décide de surseoir.
  • 29 mars 1968 : le pont bascule devient gênant et dangereux. Sa suppression est décidée.
C'est la fin...
Ce brave pont-bascule va donc disparaître du paysage jarniousien et un petit parking agrémenté de boîtes postales va le remplacer.
                                                                                                                                Jean Barbier

                                      la bascule en 1957


                         situation de la bascule et de l'épicerie Mathelin



l'emplacement de la bascule avant transformation, le mur a été reculé 
et les deux arbres juste derrière le muret ont été abattus


1 janvier 2013

voeux 2013

 
L'association du patrimoine de Jarnioux, A l'Ombre du Chêne
 
vous présente ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année